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Beekdallandschap

Kempen stream valleys

From swamp forest to lush man-made landscape

Several streams and rivers run through the Kempen region, including Dommel, Tongelreep, Beerze, Run, Gender, and Keersop. Until approximately 1900, the stream valleys were part of a small-scale landscape that had evolved from long stretches of swamp forests. Man started cultivating these surroundings in the twelfth century already, and that’s how the area slowly changed into a scenic landscape with a very diverse plant and animal life.

The stream valleys were no more than small meadows and swamp forests situated in the lowest and wettest parts, and small pastures in the areas that were slightly dryer. Parcels of land were separated by windbreaks and hedges. They served as property boundaries, cattle fences, but also as a source of firewood for heating homes or baking bread. The wood was also used for tools and as construction material.

Today, we only know this landscape from old maps, because it has disappeared practically everywhere.

Modern times

The start of last century saw a steep rise in mechanized agriculture. Because it was hard to work with the new machinery on the small and often soggy parcels of land, the windbreaks and hedges became a nuisance. And because of new fuels like coal and oil, the hedges became less and less important for firewood anyway. It was also around that time barbed wire was invented, which rendered the windbreaks redundant as cattle fences. Eventually these developments proved fatal to the original landscape.

Around 1960, a lot of farmland was reorganized through land consolidation. Parcels became large and modern, and water management in the area was thoroughly restructured as well. The landscape changed unrecognizably because of all this. It became quite barren and the flora and fauna were seriously depleted.

In this area around the Keersop we want to reinstate the former riches of the original plant and animal life, to show what this small-scale landscape used to look like for hundreds of years. Having planted alder windbreaks, thickets and occasional pollards, former parcel boundaries are marked once again. The higher and dryer areas of land have been readorned with oak and beech hedges. Just like it used to be for centuries.

  Kleinschalig landschap  Grootschalig landschap

Le paysage de riviere en Campine

De la forêt marécageuse à un riche patrimoine

En Campine coulent différentes rivières et ruisseaux telles que le Dommel, le Tongelreep, la Beerze, le Run, le Gender et le Keersop.  Les vallées de ces rivières ont formé pendant des siècles et jusque vers 1900, un paysage parcellaire.  Ce paysage d'autrefois s'est formé à partir de forêts marécageuses tout en longueur.  Dès le 12ème siècle on commença à défricher ces régions, qui se transformèrent en paysage semi-ouvert où les bocages apparaissaient et disparaissaient tour à tour.  La flore et la faune y étaient riches et variées.
Les vallées étaient composées, de prairies et de bosquets en zones basses et humides et de pâturages  en zones plus sèches.  Les haies et les taillis servaient à délimiter les propriétés et à clôturer les prés pour le bétail mais surtout, étaient une source précieuse de bois de chauffage pour les poêles et pour les fours à pain.  Le bois était également employé pour fabrication des outils et comme matériau de construction.
Ce paysage, nous ne le connaissons que par les vieilles cartes géographiques, car il a quasiment entièrement disparu.

Les temps modernes

Au début du siècle dernier, la mécanisation de l'agriculture était en plein essor.  Il était difficile d'utiliser des machines sur ces petites parcelles souvent humides.  C'est ainsi que les haies et les bocages devinrent indésirables.  Avec l'arrivée d'autres combustibles, tel que le charbon et le pétrole, le bois de chauffage provenant des haies fut de moins en moins important.  A la même époque, on inventa le fil de fer barbelé, si bien que les haies d'épineux n'étaient plus nécessaires pour former les enclos pour le bétail.  Ces différentes évolutions signèrent la fin du vieux paysage.
Vers 1960, suite au regroupement des nombreux terrains agricoles, de grandes parcelles modernes furent créées et la gestion de l'eau fut entièrement revue.
Le paysage devint à peu près partout méconnaissable.  Actuellement, ce paysage est vide et la faune et la flore ont perdu leur diversité.

Dans la région du Keersop, on tend à reconstituer la richesse de la faune et de la flore pour montrer à quoi ce paysage parcellaire  ressemblait pendant de longs siècles.
A la limite des parcelles, là où c'était possible, on a replanté, pour les délimiter, des rangées d'aulnes, des haies de buissons et, par ci par là, des arbres à étêter.  Sur les terrains situés en hauteur et donc plus secs, on fait pousser des taillis composés surtout de chênes et de bouleaux.  Comme c'était la coutume  pendant des siècles.

 

Topo 1840 nieuwland